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 Contexte

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Riley Sanders
Boss
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Messages : 8
Date d'inscription : 02/10/2016

MessageSujet: Contexte   Lun 3 Oct - 14:29

Contexte

Once upon a time...
On y avait tous cru. Naïvement certes, mais on y avait cru. L'espoir vain se lisait dans nos yeux. Qui aurait parié qu'on serait touchés par la guerre des Spores? Personne, car on faisait confiance à la nature. Comme toujours. On pensait bêtement qu'elle nous épargnerait. On se pensait invincibles alors on nous a rappelé que nous ne l'étions pas.

On était là. On était assis sur la terrasse. On riait, on s'amusait, on vivait comme si rien n'avait changé jusqu'à ce Flash info. Alors on s'écroula sur le sol. Tout était allé si vite. Il y avait de cela trois ans que la guerre avait éclaté au Pacifique, mais jamais personne n'aurait pu croire qu'elle toucherait les Etats-Unis. Nos brillants et victorieux Etats-Unis. On y croyait, nous. Aux étoiles, au patriotisme, et à toutes ces autres conneries jusqu'à ce que le présentateur les dise, les terribles mots qui ne quittaient désormais plus les lèvres des américains: la guerre est déclarée.

Lorsque c'est arrivé, on jouait. On jouait la vie. On la mimait avec cette peur perceptible de la perdre. Mais on ne disait rien. On s'habituait à la routine tout en gardant dans un silence profond nos peurs, nos doutes et nos peines. Comme si ne pas les dire les rendrait irréelles. C'était faux et stupide.  Puis il y eut ce jour où on a vu pour la première fois un spore. Ils descendaient tous du ciel comme des anges rendant justice sur notre monde cruel. On était à la maison, dans un bar, au supermarché ou sur l'autoroute, et là, on a entendu les cris. Les hurlements venant du coeur. Des cris qu'on arrache aux plus valeureux d'entre nous. Chacun plaçait sa manche sur son nez, et se frayait un passage abrité sous un cahier, un parapluie, ou un sac pour rejoindre un lieu sûr. On courait. On ne pouvait plus nier la réalité, aussi affreuse soit-elle. On les a vu de nos propres yeux. On les a vu, ces petites boules blanches faiblement guidées par le vent. Et on a vu quand elles touchaient une joue, un bras, ou une cheville. On a vu l'esprit blanchâtre tomber doucement sur le centimètre de chair si fragile. Et au contact de cette peau fébrile, le spore se dissipa en une claire lumière bleue. Une semaine plus tard, on était devant la tombe à pleurer le défunt.

On le savait. On le savait que seuls les privilégiés et les plus vulnérables auraient le vaccin. Les enfants, et les vieux. Les autres meurent. Les parents, les oncles, les tantes: les Middlers. Ils avaient entre vingt-cinq et soixante ans, trop âgé mais pas assez. Est-ce que c'était juste? Sûrement, c'est ce qu'on prétendait. Pour ne pas se sentir coupable. Pour ne pas imaginer que c'était notre faute. Parce que si on le supportait, on pouvait pouvoir supporter n'importe quoi. Les vieux Enders pour leur passé, les jeunes Starters pour leur avenir, ils ont été sauvé. Ceux sont les derniers survivants. Ou presque.

Et sur notre route, on a perdu quelque chose d'important. Une pierre précieuse aussi petite qu'une maxitruffe, désormais enfouie sous les vestiges de la guerre des Spores. L'espoir.

Prime Destinations. On en a entendu parler du Starter de l'étage du dessus, de l'Ender qu'on croise à nos cours de gymnastiques, ou dans les lèvres de nos camarades. Cette entreprise se tenait dans un grand building façonné de manière à impressionner. La veste vue de Beverly Hills s'offraient à partir des larges fenêtres teintées du bâtiment si propre. A l'accueil, des Enders. Des vieux, et des moins vieux. Des beaux et des moins beaux. Un homme assez âgé arrive à votre portée. Tinnenbaum. On s'est fait avoir par son sourire d'ange. Mais il n'est pas trop tard. on tient encore fébrilement le contrat. Il est encore temps de ne pas signer.

Prime Destinations, surnommée la banque des corps, c'est la building auquel tu jettes timidement un coup d'oeil. Les rumeurs à son sujet affluent dans la ville, et toi t'as peur. T'as peur de cette micropuce qu'on va t'implanter dans le crâne. Pour quoi? Pour permettre à des vieux croulants d'occuper ton esprit. Ou au contraire, tu y vois la chance de revivre ta jeunesse passée. Et certains encore viennent simplement pour être récurés de bas en comble, enlever leurs boutons d'adolescents, et la crasse qui s'est incrustée dans leurs ongles, ils veulent être beaux. Magnifiques et seuls les services de Prime Destinations offrent un tel soin gratuit.

Alors? Signerez-vous le contrat que l'on vous tend? Serez-vous donneur ou locataire? Ou serez-vous l'un de ces Middlers, errant, qui par miracle a réussi à obtenir le si précieux vaccin? Qui êtes-vous? Et surtout, quels sont vos choix?
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